L’imprimeur ou imprimeuse en héliogravure (ou héliograveur / héliograveuse) manipule une image photographique par tirage diapositif, négatif, transfert de gélatine, et report sur cuivre. Mordue par un bain d’acide et encrée, la plaque de cuivre est ensuite utilisée comme une matrice pour obtenir, par impression, la reproduction fidèle des nuances de l’original. Il s’agit d’une spécialité du métier d’imprimeur.
L’héliograveur doit maîtriser les procédés de gravure à l’acide et les techniques d’impression de taille-douce : les différentes encre, les types de papier, etc. Une héliogravure se caractérise par des nuances de gris très fines, ce qui fait qu’elle constitue l’impression photographique la plus qualitative pour les artistes. Il faut donc que l’héliograveur maîtrise parfaitement les paramètres de la gravure ; la concentration d’eau dans les bains d’acide, le temps, la température, etc. pour réussir à produire la richesse des demi-teintes.
L’héliograveur doit être à l’écoute avec les artistes, notamment des photographes, pour comprendre leurs attentes et reproduire le plus fidèlement possible l’effet désiré.
A partie d’un négatif, d’un tirage papier ou d’un fichier numérique, l’héliograveur tire un film, appelé positif, sur un papier gélatineux et photosensible - c’est à dire ayant une réaction physico-chimique à la lumière, avec l’image à reproduire. Ce film est ensuite insolé, autrement dit exposé à une source lumineuse dans un bain de bichromate de potassium. En fonction de l’image et des nuances de noir et de gris, la lumière va plus ou moins traverser le film et durcir la gélatine.
L’imprimeur en héliogravure réalise enfin un premier tirage : le tirage d’épreuve. Pour ça, il encre la plaque de cuivre et la place en contact avec une feuille de papier sous une presse taille-douce. Les rouleaux de la presse appuient sur la plaque, et l’encre présente dans les creux va se transférer sur le papier. Si l’artiste valide ce tirage, il faut ensuite aciérer la plaque pour la solidifier afin qu’elle puisse être utilisée pour plusieurs tirages : l’héliograveur procède à une électrolyse (dans une cuve avec un liquide chimique, un courant électrique permet de transférer des éléments), pour déposer une fine couche d’acier sur la plaque. Après les différents tirages, les estampes sont signées et numérotées par l’artiste.
L’imprimeur en héliogravure recouvre une plaque de cuivre d’une fine couche de résine. Puis il plonge le papier gélatine insolé dans un bain d’eau chaude en contact avec la plaque de cuivre. Sous la chaleur, la gélatine adhère à la plaque en fonction de son durcissement, produisant différentes épaisseurs correspondant aux zones sombres ou claires. Ensuite la plaque est immergée successivement dans des bains d’acides : les mordants vont attaquer la plaque de cuivre de façon plus ou moins importante en fonction de l’épaisseur de gélatine. La qualité de la gravure dépend de la quantité d’eau dans les bains, de la durée d’immersion, de la température et de l’humidité de la pièce.
L’imprimeur en héliogravure travaille principalement en atelier, en position debout. Il exerce généralement en entreprise individuelle, sous le statut d’artiste-auteur ou d’artisan. En France, il n’y a que deux professionnelles qui exercent l’héliogravure comme activité principale, **la Maître d’art Fanny Boucher, et Marie Levoyet. En France, on estime le nombre d’ateliers d’estampes à une trentaine.
L’héliograveur collabore majoritairement avec des photographes et des artistes, pour réaliser des tirages uniques ou en petite série. Les galeries ou le secteur de l’édition (pour des livres d’artistes) peuvent aussi faire appel à un atelier d’héliogravure.
Il n’existe pas de cursus de formation dédiée à l’héliogravure. Il est possible d’acquérir des bases techniques dans des formations de gravure ou en arts graphiques, puis de se perfectionner auprès de professionnels.
L’héliogravure est parfois confondu avec le procédé photopolymère, une pratique contemporaine utilisant des plaques plastifiées. Cette technique n’utilise pas de plaque de cuivre, ni de gravure, elle est plus rapide à exécuter mais ne rend pas les mêmes nuances et finesses que l’héliogravure et n’a donc pas la même valeur finale.
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