Le plumassier ou la plumassière transforme des plumes d’autruche, de coq, de faisan, de dinde, d’oie ou autres, en accessoires ou éléments de costume pour le monde du chapeau, du spectacle ou de la haute couture.
Les gestes sont très précis, souvent répétitifs, et doivent être effectués avec soin pour ne pas casser ou froisser les plumes. Il faut une excellente dextérité et une grande délicatesse dans le geste.
Certaines pièces prennent des heures, voire des jours de travail. Le plumassier doit rester concentré longtemps, avec calme et régularité.
La plumasserie est encadrée : les espèces protégées sont interdites, et la provenance des plumes doit être connue. Une bonne connaissance de la législation est indispensable, notamment dans un contexte de création responsable.
Le plumassier doit savoir marier formes, textures, couleurs et volumes pour créer des pièces harmonieuses. Un bon sens artistique est indispensable, même s’il travaille très souvent sur commande.
Il faut savoir identifier les plumes (autruche, coq, oie, paon, faisan...), comprendre leur comportement, leur provenance et leurs usages. Le plumassier apprend à tirer le meilleur de chaque variété.
Le travail commence par le tri et le nettoyage des plumes brutes, souvent issues d’élevages de volailles destinées à la consommation ou récupérées après la mue naturelle. Il est important de noter que les oiseaux ne sont pas élevés pour leurs plumes. Certaines sont désinfectées, blanchies ou teintes à la main avec des pigments spécifiques pour obtenir des couleurs sur mesure. La plume est une matière vivante et capricieuse : chaque variété réagit différemment aux produits et à l’humidité.
Le plumassier assemble ensuite les plumes selon un motif. Elles sont fixées une à une sur un support (fil métallique, cuir, tissu ou tulle), à l’aide de colle ou de couture. Cette phase demande beaucoup de rigueur et de patience, car les créations peuvent contenir des centaines de plumes. Il faut aussi composer visuellement la pièce : choisir les bonnes longueurs, harmoniser les couleurs, donner du rythme ou du mouvement à l’ensemble
Les plumes sont passées à la vapeur qui permet d’assouplir les plumes et de leur redonner leur forme naturelle ou de faciliter le modelage. Une fois les plumes prêtes, le plumassier utilise des techniques artisanales pour boucler, friser, redresser, lustrer ou tailler les plumes. Ces gestes s’effectuent à la main ou à l’aide de petits outils : fers chauffants, ciseaux miniatures, pinces fines, peignes, brosses en laiton. Ces manipulations donnent du volume, de la texture ou de la souplesse, et permettent d’obtenir des effets variés : plume soyeuse, plume enroulée, plume sculptée…
Le plumassier travaille majoritairement en atelier, dans un environnement calme, propre et très organisé. Les plumes doivent être soigneusement rangées à l’abri de l’humidité, de la lumière ou des frottements. Les outils sont simples mais adaptés : tables de travail, fers chauffants, boîtes de tri, matériaux de support… Des déplacements peuvent avoir lieu pour livrer des commandes ou collaborer avec d’autres artisans.
Ce métier d’exception offre des débouchés dans la haute couture, les arts du spectacle (opéra, cabaret, cirque, théâtre), la mode, la décoration ou même l’art contemporain. Il est possible de se spécialiser ou de proposer ses propres créations dans des salons ou boutiques en ligne. La rareté de ce métier peut aussi ouvrir des opportunités à l’international, notamment auprès de marques de luxe.
Le métier peut s’exercer comme salarié dans une maison de mode, une maison spécialisée en plumasserie ou en tant qu’artisan d’art indépendant. Ces maisons spécialisée sont rares, mais certaines (comme Lemarié) perpétuent ce savoir-faire à un très haut niveau. Le plumassier peut aussi collaborer à des projets ponctuels dans le monde du spectacle vivant, de la mode ou de l’événementiel.
Le métier de plumassier est inscrit depuis 2010 à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel en France. Il reste très peu de professionnels aujourd’hui, ce qui en fait un savoir-faire précieux. L’activité peut être saisonnière (pics à l’approche des Fashion Weeks), et concentrée dans les grandes villes artistiques (Paris, Lyon…).
Brodeur / Brodeuse crochet (Lunéville)
Moireur / Moireuse
Plisseur / Plisseuse
Sabreur / Sabreuse de velours
Teinturier / Teinturière
Tufteur / Tufteuse
Boutonnier / Boutonnière
Brodeur / Brodeuse
Brodeur / Brodeuse à l'aiguille
Brodeur / brodeuse sur machine guidée main
Brossier / Brossière
Dentellier / Dentellière
Dentellier / Dentellière à l'aiguille
Dentellier / Dentellière au fuseau
Eventailliste
Feutrier / Feutrière
Gaufreur sur textile / Gaufreuse sur textile
Lissier basse-lice / Lissière basse-lice
Lissier haute-lice / Lissière haute-lice
Lissier savonnerie / Lissière savonnerie
Parurier / Parurière floral
Passementier / Passementière
Restaurateur / restauratrice de textiles
Sérigraphe textile
Tisserand / Tisserande
Tisserand / Tisserande à bras
Tresseur / Tresseuse
Tulliste
Veloutier / Veloutière