Les métiers d’art réunissent différents types d’entreprises aux statuts et activités divers autour de caractéristiques communes : savoir-faire historiques et ancrage territorial, temps longs de production et d’apprentissage nécessaires à la maîtrise du geste, poids important de la masse salariale dans la structure de coût, segment de marché restreint (haut-de-gamme, luxe voire marchés de niche) mais pouvant être de dimension mondiale et, pour certaines entreprises, une tension entre volonté créatrice et artistique et contraintes économiques de production et de commercialisation.
De nombreux professionnels peuvent être actifs dans plusieurs marchés : par exemple un ferronnier d’art œuvrant au sein de chantiers de restauration de monuments historiques peut collaborer avec un ébéniste pour la création d’un meuble. Les transversalités sont d’ailleurs de plus en plus en courantes, étant souvent sources d’innovation ou de production inédite.
La population des professionnels des métiers d’art et des savoir-faire d’exception se caractérise ainsi par une forte hétérogénéité : il peut s’agir d’indépendants, de chefs d’entreprise artisanale, de dirigeants de PME manufacturière, d’artistes-auteurs, ou de salariés et de fonctionnaires.
Dès lors, le professionnel des métiers d’art est confronté à une problématique forte liée à la multiplicité de formes de son activité : création, restauration, sous-traitance, formation, expertise, etc. La multiplicité des statuts juridiques qui s’offrent à lui rend le choix d’autant plus difficile que chaque statut peut avoir des avantages et des inconvénients propres pour chaque forme d’activité.
Sur les 234 000 entreprises de de métiers d’art et savoir-faire d’exception en France, la quasi-totalité (96,8%) des entreprises du périmètre des métiers d’art et savoir-faire d’exception sont des microentreprises, avec moins de 10 salariés.
Celles-ci concentrent un gros tiers des revenus du secteur (34,4%), contre 13% pour l’ensemble des microentreprises françaises.