Fiches pratiques

Développer son activité, mieux communiquer, structurer un projet ou comprendre les enjeux des métiers de savoir-faire : explorez des fiches pratiques conçues pour accompagner les artisans, porteurs de projets et professionnels du patrimoine à chaque étape de leur parcours. Classées par thématiques, elles rassemblent conseils, méthodes et retours d’expérience issus du terrain.

Finance

CONSTRUIRE SON PRÉVISIONNEL FINANCIER

Vous avez un projet de création ou de développement, valorisez votre projet et ses hypothèses de développement, cela vous permettra de prendre des décisions et de valider que votre projet est viable : c’est le Business Plan financier

Si une entreprise souhaite se créer ou se développer, elle doit mettre à plat sa stratégie et ses moyens. Pour cela, elle doit se doter d’un outil de management interne et externe particulier : le business plan.

C’est un document qui vous sera demandé par vos investisseurs, votre banque pour vous financer, votre bailleur pour obtenir votre local.

Un business plan est une projection de votre entreprise sur les 3 années à venir.


Un tel plan de développement comprend 2 parties :

  1. une partie descriptive : expose les choix et la stratégie de développement
  2. une partie quantitative : contient les données chiffrées issues de ces choix

C’est un document aux fonctions multiples et qui répond à un double intérêt :

  • Interne : outil de gestion (traduction chiffrée des choix stratégiques), outil analytique (évaluation de la viabilité du projet), outil de motivation (indexation des objectifs sur le projet)
  • Externe : outil de communication destiné aux tiers décideurs (banques, investisseurs, bailleurs)

Cette phase "chiffrée", quantitative, intervient lorsque toutes les informations opérationnelles sont collectées.

Pendant cette recherche, lorsque vous preniez contact avec des fournisseurs, vous avez demandé un devis, vous avez aussi positionné votre offre et vous l’avez chiffrée (vous avez fixé votre prix de vente) : vous avez réalisé une démarche de collecte d’informations dans la position d’un entrepreneur qui démarre son activité demain, et qui a donc besoin d’éléments concrets et factuels.


Un business plan financier ou prévisionnel financier est composé d’un prévisionnel sur 3 années :

  • compte de résultat prévisionnel et seuil de rentabilité (en annuel et sur 3 ans)
  • plan de trésorerie (en mensuel et sur 2 ans)
  • besoin en fonds de roulement
  • plan de financement (initial et sur 2 ans)

Ces tableaux financiers ont pour objectifs de démontrer que votre activité est viable : le CA généré pourra couvrir l’ensemble des charges de votre entreprise, y compris votre rémunération.


Vous trouverez ici un document vous permettant de construire votre propre prévisionnel financier.

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Finance

RÉDIGER SON BUSINESS PLAN

Si une entreprise souhaite se créer ou se développer, elle doit mettre à plat sa stratégie et ses moyens. Pour cela, elle doit se doter d’un outil de management interne et externe particulier : le business plan.

C’est un document qui vous sera demandé par vos investisseurs, votre banque pour vous financer, votre bailleur pour obtenir votre local.


Un business plan est une projection de votre entreprise sur les 3 années à venir.


Un tel plan de développement comprend 2 parties :

  1. une partie descriptive : expose les choix et la stratégie de développement
  2. une partie quantitative : contient les données chiffrées issues de ces choix

C’est un document aux fonctions multiples et qui répond à un double intérêt :

  • Interne : outil de gestion (traduction chiffrée des choix stratégiques), outil analytique (évaluation de la viabilité du projet), outil de motivation (indexation des objectifs sur le projet)
  • Externe : outil de communication destiné aux tiers décideurs (banques, investisseurs, bailleurs)

Un business plan doit être rédigé de façon limpide et sans incohérence.

Il doit être précis dans toutes ses composantes

Il doit être clair, complet, structuré et ordonné


Un business plan doit apporter les éléments de réponse aux 5 questions fondamentales suivantes :

  1. quelle est la finalité de l’entreprise ?
  2. quelles sont les stratégies pour réussir ?
  3. quelle est la politique générale de l’entreprise ?
  4. quels sont les objectifs chiffrés ?
  5. quelle est la rentabilité financière attendue ?
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Administration

FORMES JURIDIQUES ET STATUTS

Les métiers d’art réunissent différents types d’entreprises aux statuts et activités divers autour de caractéristiques communes : savoir-faire historiques et ancrage territorial, temps longs de production et d’apprentissage nécessaires à la maîtrise du geste, poids important de la masse salariale dans la structure de coût, segment de marché restreint (haut-de-gamme, luxe voire marchés de niche) mais pouvant être de dimension mondiale et, pour certaines entreprises, une tension entre volonté créatrice et artistique et contraintes économiques de production et de commercialisation.

De nombreux professionnels peuvent être actifs dans plusieurs marchés : par exemple un ferronnier d’art œuvrant au sein de chantiers de restauration de monuments historiques peut collaborer avec un ébéniste pour la création d’un meuble. Les transversalités sont d’ailleurs de plus en plus en courantes, étant souvent sources d’innovation ou de production inédite.

La population des professionnels des métiers d’art et des savoir-faire d’exception se caractérise ainsi par une forte hétérogénéité : il peut s’agir d’indépendants, de chefs d’entreprise artisanale, de dirigeants de PME manufacturière, d’artistes-auteurs, ou de salariés et de fonctionnaires.

Dès lors, le professionnel des métiers d’art est confronté à une problématique forte liée à la multiplicité de formes de son activité : création, restauration, sous-traitance, formation, expertise, etc. La multiplicité des statuts juridiques qui s’offrent à lui rend le choix d’autant plus difficile que chaque statut peut avoir des avantages et des inconvénients propres pour chaque forme d’activité.

Sur les 234 000 entreprises de de métiers d’art et savoir-faire d’exception en France, la quasi-totalité (96,8%) des entreprises du périmètre des métiers d’art et savoir-faire d’exception sont des microentreprises, avec moins de 10 salariés.

Celles-ci concentrent un gros tiers des revenus du secteur (34,4%), contre 13% pour l’ensemble des microentreprises françaises.

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Administration

UTILISER LES IA GÉNÉRATIVES

L’IA fait aujourd’hui déjà partie de notre vie quotidienne, via nos assistants numériques tels que smartphones, suites logicielles, mais aussi les applications pour tous types d’usage personnels ou professionnels. Les IA génératives en particulier ont fait leur apparition en 2022 pour le grand public, et sont venues s’ajouter à cette boîte à outils numérique. Pour les professions créatives telles qu’artisans d’art ou designers, ces outils viennent questionner les façons de travailler et de créer, de façon très rapide et parfois brutale, d’autant plus que les évolutions technologiques sont exponentielles.

Les métiers d’art et du design partagent des spécificités telles que l’importance du geste, le rapport à la matière, les enjeux de transmission, l’innovation, la créativité, dont certaines paraissent éloignées des principes mêmes de l’IA. Les outils d’IA peuvent cependant être utiles, soit pour des tâches périphériques mais qui prennent beaucoup de temps (tâches administratives, gestion d’agenda, réponses mail, rédaction de contenus pour les réseaux sociaux…), mais aussi pour des tâches de co-création ou de production proches du cœur de métier (production/modification de design d’objets, mise en contexte de produits, rédaction de textes créatifs…). Selon les choix, les envies et les possibilités de chacun, on pourra décider de tester différents outils pour des tâches variées, ou bien les cantonner à un domaine en particulier.

Les IA génératives possèdent également de nombreux biais, qu’ils soient techniques, éthiques, écologiques, juridiques, de sécurité… Elles nous poussent à développer fortement notre discernement et notre responsabilité individuelle dans nos usages et nos communications, que nous les utilisions de façon passive ou active. C’est pourquoi il est si important de se renseigner, d’expérimenter, voire de se former, pour pouvoir juger en connaissance de cause les impacts de ces nouveaux outils, décider s’ils sont pertinents pour son activité, et optimiser leur emploi si on décide de les utiliser.


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